21 mai 2026
Montréal, QC
Réunissant plus de 300 participants, la troisième édition d’Énergie renouvelable Québec, le sommet québécois phare de l’Association canadienne de l’énergie renouvelable (CanREA), a été un grand succès à Montréal aujourd’hui.
« Le Québec amorce un nouveau chapitre de son histoire énergétique, un chapitre marqué par une demande croissante, des ambitions d’approvisionnement sans précédent et l’impératif de bâtir rapidement de manière inclusive », a déclaré Jean Habel, directeur principal des affaires politiques pour le Québec et le Canada atlantique à CanREA. « Énergie renouvelable Québec a offert à notre industrie, aux décideurs politiques et à nos partenaires autochtones l’espace nécessaire pour tenir les conversations franches et stratégiques qui nous feront passer de l’ambition à l’action. »
Les discussions de la journée se sont déroulées dans un contexte porteur : la publication attendue du Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques du gouvernement provincial et la publication récente du Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, qui tracent ensemble une voie ambitieuse pour le déploiement à grande échelle de l’énergie éolienne et solaire au Québec. Dans ce contexte, Énergie renouvelable Québec a offert un forum permettant d’examiner avec franchise ce qu’il faudra concrètement pour honorer ces engagements, allant de la formation de capital et la conception des appels d’offres aux marchés du travail, aux chaînes d’approvisionnement et à l’acceptabilité sociale.
L’événement s’est ouvert avec une allocution de Jimmy Jean, économiste en chef et stratège au Mouvement Desjardins, qui a offert un regard perspicace sur les perspectives macroéconomiques du Québec, le climat d’investissement et les signaux qui orientent la prise de décisions stratégiques dans le secteur canadien de l’énergie renouvelable.
Le panel d’ouverture de la matinée, « Secteur éolien : une nouvelle ère pour l’énergie au Québec », a réuni des développeurs ainsi que des partenaires autochtones et municipaux pour examiner les plans d’Hydro-Québec visant à ouvrir de nouvelles zones de développement éolien et les modèles de collaboration qui détermineront si ces zones deviendront des projets concrets.
Deux séances simultanées en après-midi ont approfondi la réflexion. Le panel sur le financement, « Financer la transition énergétique : comment mobiliser les investissements des prochaines décennies », a permis un examen candide des structures de capital, des cadres contractuels et des outils incitatifs qui soutiendront le déploiement des énergies renouvelables au Québec. Parallèlement, le panel sur les chaînes d’approvisionnement et la main-d’œuvre, « Réussir les investissements stratégiques et stimuler l’économie locale », a examiné comment l’industrie s’adapte aux contraintes de main-d’œuvre spécialisée et aux pressions sur les chaînes d’approvisionnement tout en maximisant les retombées économiques régionales.
La participation politique a souligné la pertinence du sommet dans le paysage politique québécois et canadien. Des causeries portant sur l’accélération du déploiement des énergies propres au Québec ont été offertes par Pascale Déry, la ministre de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec; Carlos Leitão, secrétaire parlementaire de la ministre de l’Industrie du Canada; Claude Guay, secrétaire parlementaire du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Canada; et Gregory Kelley du Parti libéral du Québec, qui agit à titre de porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles.
La journée s’est terminée par deux séances simultanées portant sur les réalités concrètes du déploiement de projets. « Déploiement des projets renouvelables au Québec : un défi à la hauteur de nos ambitions collectives »a fait place à une discussion sur les exigences environnementales, sociales et réglementaires qui influencent les échéanciers des projets. « Demande énergétique : un dénominateur commun de différents secteurs de notre économie » a examiné comment l’électrification dans les secteurs de l’industrie, du transport et des bâtiments redéfinit les besoins énergétiques du Québec et la capacité en énergies renouvelables nécessaire pour y répondre.
Le programme officiel a été suivi d’une réception de réseautage qui a offert aux participants l’occasion d’approfondir leurs relations et de faire avancer les conversations sur les projets qui sont au cœur de l’avenir énergétique propre du Québec.
« L’ampleur de ce que le Québec entreprend, soit une vision qui comprend un déploiement de plus de 150 térawattheures supplémentaires d’énergie renouvelable en 25 ans exige une collaboration accrue de l’ensemble des parties prenantes, a déclaré M. Habel. Les conversations tenues aujourd’hui à Énergie renouvelable Québec contribue à ce dialogue ouvert et honnête sur les prochaines étapes nécessaire pour réaliser cet ambitieux projet de société. »
CanREA a également lancé officiellement la deuxième édition de ses Prix CanREA annuels lors d’Énergie renouvelable Québec. Ces prix soulignent les réalisations et l’innovation au sein de l’industrie canadienne de l’énergie renouvelable. Cette année, un nouveau prix portant le nom du premier président et chef de la direction de CanREA, Robert Hornung, vient reconnaître une personne ayant contribué de façon soutenue et significative à l’avancement du secteur de l’énergie propre au Canada. La période de mise en candidature se termine le 30 juin, et les lauréats seront annoncés lors du congrès Transformation électrique Canada de CanREA, à Toronto, le 19 octobre prochain.
CanREA tient à remercier tous les conférenciers, panélistes et animateurs qui ont mis leur expertise au service du programme de cette année. Elle adresse des remerciements particuliers au commanditaire principal le Mouvement Desjardins; au commanditaire Platine EDF solutions électriques; et aux commanditaires Or Dunsky Énergie + Climat, Nordex et Vestas.
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